« Las meninas » de Diego VELÁZQUEZ, Pierrot le fou et « Histoire de l’art »

Article publié le samedi 8 novembre 2014 par P.Pac
Mis à jour le dimanche 9 novembre 2014

Descriptif

"Las Meninas" de Diego VELAZQUEZ (S.XVII) + extrait audio de "Pierrot le fou"


Élie Faure, né à Sainte-Foy-la-Grande

Histoire de l ’art

Velasquez après 50 ans, ne peignait plus jamais une chose définie. Il errait autour des objets, l’éclair et le crépuscule. Il surprenait dans l’ombre la transparence des fonds, les palpitations colorées dont il faisait le centre invisible de sa symphonie silencieuse. Il ne saisissait plus dans le monde que les échanges mystérieux qui font pénétrer les uns dans les autres, les formes et les tons par un progrès secret et continu dont aucun bruit, aucun sursaut ne dénonce ni n’interrompt la marche.
L’espace règne, c’est comme une onde aérienne qui glisse sur les surfaces. C’est un poème de leur émanation visible pour les définir et les modeler et emporter partout ailleurs comme un parfum, comme un écho d’elles qu’elles dispensent sur toute l’étendue environnante en poussière, impondérable.
Le monde où il vivait était triste : "Un roi dégénéré, des enfants malades, des idiots, des nains, des infirmes. Quelques pitres monstrueux vêtus en princes qui avaient pour fonction de rire de même et d’en faire rire des êtres hors la loi vivante, étreints par l’étiquette, le complot, le mensonge. Liés par la confession et le remords. Aux portes : l’autodafé, le silence. Un esprit nostalgique flotte mais on ne voit ni la laideur ni la tristesse, ni les sens funèbres et cruels de cette enfance écrasée.
Velasquez est le peintre des sons, de l’étendue et du silence. Même quand il peint en plein jour, même quand il peint dans une pièce close, même quand la guerre ou la chasse hurlent autour de lui. Comme il ne sortait guère au cours de la journée où l’air est brûlant, où le soleil est un tout, le peintre espagnol communiait avec les soirées."

MP3 - 1 Mo
"Pierrot le fou"- Lecture de J.P.Belmondo
Document audio : Lecture de J.P. Belmondo



L’analyse des Ménines de Vélasquez par Michel Foucault, Les mots et les choses

PDF - 330.4 ko



Post-Scriptum

On dit des ’Meninas’ que c’est l’un des tableaux les plus intelligents de l’histoire de la peinture, car si vous observez bien, le sujet du peintre c’est le couple royal, mais il n’apparaît qu’au fond dans le reflet ’logique’ d’un miroir qui lui, reflète... mais ne pense pas, contrairement au peintre...qui pense et ne reflète pas .

En fait, le peintre devient sujet de sa peinture parce qu’il veut mettre en avant l’acte de création, c’est à dire la valeur artistique de son oeuvre.Un peintre n’est pas un miroir tout bête (qui réfléchit sans réfléchir), c’est un créateur qui donne à voir une expression de la pensée (un concept)véhiculée par la main de l’artiste créateur.

L’homme, par son intelligence devient Créateur de toutes choses donc égal des Dieux Créateurs. Et les Dieux on le sait sont au-dessus des Rois d’où la relégation au dernier plan du couple royal.

http://michel.cristofol.over-blog.c...

Forum de l'article

Aucune réaction pour le moment!
 
Propulsé par SPIP 2.1.19 | Squelette sandnyko 1.3.2 | Suivre la vie du site RSS | visites : 106848 | Navigateur conseillé: Firefox 2